Malkitsédeq · Article 08
La Torah du Messie (partie 2)
Nous continuons ce que nous avons commencé à voir dans l'article précédent, à savoir comment la Torah du Messie contient des choses anciennes et des choses nouvelles. Les choses anciennes, nous l'avons dit, sont contenues dans la Torah d'Hénoch (aussi appelée Torah de Noah), et les choses nouvelles sont celles que le Messie introduit lui-même.
Nous avons commencé par Jubilés 7:17-18 :
« 17 Et dans le 28e jubilé Noah commença d'enjoindre les fils de ses fils aux ordonnances et commandements et à tous les jugements qu'il connaissait et il recommanda à ses fils d'observer la justice et de couvrir la honte de leur chair et de bénir leur créateur et d'honorer père et mère et d'aimer leur prochain et garder leurs âmes contre la fornication et l'impureté et toute iniquité. 18 Car à cause de ces 3 choses le déluge survint sur la terre, nommément dû à la fornication par laquelle les vigiles allèrent à l'encontre de la Torah de leurs ordonnances avec les filles des hommes et se prirent d'eux-mêmes des femmes parmi toutes celles qu'ils choisirent et causèrent le commencement de l'impureté »
Nous avons vu comment le nouveau sacerdoce perçoit le fait « d'observer la justice », « bénir le créateur », « honorer père et mère » et « aimer son prochain ». Il y a des choses évidentes que nous n'avons pas vues comme « couvrir la honte de leur chair », « garder son âme contre la fornication ».
Maintenant j'aimerais parler de l'impureté. Il peut y avoir plusieurs façons d'être impur : sur le plan moral et sur le plan physique. Et il est vrai que dans ce verset, l'expression « garder leurs âmes » peut nous orienter vers une impureté morale plutôt que physique, parce que le mot נפש (Nefesh) bien que signifiant « âme » peut avoir le sens de « personne » dans certains contextes, et c'est le cas ici. De plus l'impureté physique et morale peuvent parfois être simultanées. Un homme qui commet l'impudicité pèche au niveau de son corps (1 Corinthiens 6:18) mais commet également une impureté morale.
À mon sens l'impureté évoquée dans ces versets est une impureté corporelle.
Avraham qui a observé cette Torah d'Hénoch dit à son fils Yitshaq :
« 14 Et en tout temps que ton corps soit propre et lave-toi à l'eau avant d'approcher l'offrande sur l'autel et lave tes mains et tes pieds avant d'approcher l'autel et quand tu auras sacrifié, lave de nouveau tes mains et tes pieds. »
Nous savons que ces règles de pureté rituelle sont aussi contenues dans la Torah de Moshé avec de nombreux détails. Mais que dit la nouvelle alliance à ce sujet ?
« 1 C'est pourquoi, laissant les éléments de la parole du Messie, tendons à ce qui est parfait, sans poser de nouveau le fondement du renoncement aux œuvres mortes, de la foi en Elohim, 2 de la doctrine des baptêmes, de l'imposition des mains, de la résurrection des morts, et du jugement éternel. »
Parmi les points doctrinaux considérés par l'auteur de l'épître aux Hébreux comme les bases élémentaires de notre foi, il y a « la doctrine des baptêmes ». Ce mot baptismos signifie immersions et est en grec l'exact représentation du mot טבילות (Tévilot). Évidemment tout disciple de Yéshoua sait la place qu'occupe le baptême de conversion dans sa vie, mais l'on parle très peu des autres immersions, car oui il y en a plusieurs.
« 21 Cette eau était une figure du baptême, qui n'est pas la purification des souillures du corps, mais l'engagement d'une bonne conscience envers Elohim, et qui maintenant vous sauve, vous aussi, par la résurrection de Yéshoua le Messie »
Pierre utilisant les eaux du déluge comme préfiguration du baptême de conversion en Yéshoua, prend la peine de préciser que cette immersion ne doit pas être confondue avec la purification des souillures du corps qui est un autre baptême.
Il y a donc une doctrine de la purification des souillures du corps dans le sacerdoce de Malkitsédeq comme il y en avait une dans la Torah d'Hénoch et dans la Torah de Moshé.
La Torah de Moshé avec la rigueur qui la caractérise donne plus de détails et contient plus de prescriptions concernant ces purifications, tandis que la Torah d'Hénoch et celle du Messie demandent de ne pas être souillé et même de haïr un vêtement qui aurait été souillé par la chair :
« 23 Sauvez-en d'autres en les arrachant du feu ; et pour d'autres encore, ayez une pitié mêlée de crainte, haïssant jusqu'à la tunique souillée par la chair. »
Il y a donc non seulement une nécessité de refuser les souillures mais également une nécessité de se purifier de ces souillures lorsqu'on les contracte. Et les premiers disciples le faisaient à la manière lévitique.
